Clara a récemment raconté à la SCE les souffrances mentales et émotionnelles vécues en raison des démangeaisons associées à la dermatite atopique. Lisez son témoignage empreint de courage, de positivité et d’espoir dans cette édition de Racontez votre histoire. 

Mon parcours avec l’eczéma a commencé quand j’avais environ deux ans. Ma mère est la première à avoir remarqué les rougeurs et les gerçures sur ma peau et elle m’a fait voir un médecin. Il nous a orientées vers un dermatologue, qui a posé le diagnostic de dermatite atopique (couramment appelée eczéma). On nous a dit qu’il n’y avait rien d’inquiétant, que j’allais être O.K., et que l’eczéma n’aurait que très peu ou pas de répercussions sur ma vie. Faux! Ma peau s’est progressivement empirée, et à la première année du primaire, mon corps était couvert d’eczéma.

À l’école, ma peau était souvent au vif, démangeait, était rouge et, bien qu’heureusement je n’aie pas directement été la cible de moqueries, je me rappelle certains regards ou commentaires blessants. J’ai fini par réussir à maîtriser mon eczéma en appliquant beaucoup de crèmes et d’hydratants et en utilisant à l’occasion des médicaments topiques, mais il n’est jamais disparu. Plus tard, au secondaire, j’ai fait une réaction allergique à un divan de cuir. Mes épisodes d’eczéma ont recommencé – mais cette fois, les poussées m’ont fait vivre plus de stress et ont nui à ma santé mentale. Je me suis sentie vaincue, déprimée et seule. Encore une fois, après quelques années et de nombreux traitements topiques, j’ai pu regagner le contrôle sur mon eczéma et sur ma vie. Le seul problème? Les souffrances mentales et émotionnelles sont restées. Encore maintenant, je n’arrive pas à me sentir bien dans ma peau en raison des cicatrices laissées par mon affection. J’ai appris que cela peut prendre toute une vie pour surmonter les répercussions psychologiques et physiques de l’eczéma.

J’encourage les personnes atteintes d’eczéma à s’entourer de gens positifs autant que possible. Ça a été difficile pour moi au début. Sachez qu’il existe du soutien pour ceux qui tentent d’en trouver, par exemple auprès d’organismes comme la SCE. Pardonnez-vous si vous ne traitez pas toujours votre peau aux petits soins, et n’hésitez pas à éduquer les gens qui ne comprennent pas l’affection ou qui font des commentaires sur votre peau.

Au nom de la SCE, nous remercions chaque personne qui raconte son histoire afin de renforcer la collectivité, d’offrir du soutien et de faire en sorte que d’autres personnes se sentent plus à l’aise et mieux dans leur peau. Vous souhaitez raconter votre expérience? Écrivez-nous à info@eczemahelp.ca sans tarder.