Comment un traitement médicamenteux contre l’eczéma a amélioré le quotidien de Tristan
Ambassadrice de longue date de la SCE, Tristan connaît bien les défis de vivre avec l’eczéma. Au fil des années, elle a essayé divers traitements et suivi un régime de soins rigoureux. Après une poussée difficile, Tristan a finalement trouvé un soulagement grâce à de nouvelles options de traitement. Découvrez son histoire inspirante marquée par de longues années de problèmes cutanés pendant lesquelles elle a appris à surmonter les obstacles et à embrasser la vie avec l’eczéma.
Tristan raconte : « J’ai vécu avec une dermatite atopique modérée ou sévère depuis ma naissance. Chaque cicatrice et chaque marque que porte mon corps est significative et représente le dépassement d’un traumatisme. Cela m’a aidée à définir qui je suis aujourd’hui – déterminée à continuer d’avancer, quels que soient les défis auxquels je fais face, et à défendre les personnes qui ont besoin de soutien, de quelque façon que ce soit.
J’ai grandi dans les années 1980 et 1990, et les soins de l’eczéma faisaient partie de ma routine quotidienne. Bains, crèmes de corticostéroïdes, gelée de pétrole, ongles courts et vêtements doux et respirants, en plus d’hospitalisations occasionnelles et de prednisone lors des poussées sévères. Puis, d’autres affections atopiques sont apparues, et j’ai été victime d’intimidation à cause de ma peau. Mes parents m’ont envoyée voir un psychiatre quand j’étais jeune, et j’ai consulté des professionnels de la santé mentale tout au long de ma vie.
Depuis la vingtaine, j’ai connu des périodes de rémission, un eczéma quotidien léger ou modéré, et des poussées sévères qui m’ont laissée incapable de travailler. Le cycle de bains, de crèmes médicamentées, d’hydratation et d’ordonnances occasionnelles de prednisone s’est poursuivi, bien que j’aie affiné le processus et appris à mieux maîtriser les choses. Cette routine était primordiale et m’a permis d’avancer jusqu’en 2019.
Comme j’étais en rémission, je n’avais pas vu de dermatologue depuis des années. Mais en avril 2019, ma peau a commencé à se dégrader. La routine de soin ne fonctionnait plus. À l’automne de cette même année, j’avais de vives douleurs, je ne pouvais pas dormir, et c’était à peine si je pouvais travailler ou mener une vie normale. J’étais désespérée. Bouger, me doucher et marcher étaient extrêmement douloureux. Mon corps entier était couvert de petites plaies ouvertes, y compris mes paumes de mains et mes plantes de pieds. Je ne pouvais pas rester immobile tellement les démangeaisons étaient intenses.
J’ai demandé une recommandation pour une clinique dermatologique dont je savais qu’elle me recevrait rapidement et qui se spécialisait dans les peaux de couleur, car je suis d’origine indienne. Ma meilleure amie m’a accompagnée, sachant que j’avais besoin d’un soutien émotionnel. Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je supposais que ce serait une autre crème de corticostéroïdes et peut-être de la prednisone.
Ce premier rendez-vous avec ma nouvelle (et actuelle) dermatologue a été l’un des moments les plus heureux et les plus remplis d’espoir de ma vie. J’ai littéralement pleuré de joie après la consultation. Il y avait de l’espoir. Ma dermatologue m’a prescrit des crèmes et un médicament oral pour reprendre le contrôle de mon état.
On m’a prescrit un nouveau traitement qui a changé ma vie. En quelques semaines après le début du traitement, les démangeaisons et l’eczéma ont disparu. J’avais retrouvé ma vie. Je pouvais passer une journée de travail sans me gratter constamment. Je pouvais prendre une douche sans pleurer de douleur. Je pouvais dormir et me concentrer. La dépression sévère s’est dissipée.
J’ai pris ce médicament pendant plus d’un an, mais j’ai recommencé à avoir des poussées et de légères démangeaisons. J’en ai parlé à ma dermatologue, pensant qu’elle me dirait que je devais faire avec, mais elle m’a plutôt recommandé un autre médicament d’action générale.
C’était merveilleux et enthousiasmant de savoir qu’il existait des options pour des personnes comme moi qui avaient essayé tant de traitements. Avoir la maîtrise de mon eczéma me permet de faire les choses que j’aime – y compris voyager, ce qui était difficile quand mon eczéma n’était pas maîtrisé. Au cours des deux dernières années, j’ai voyagé à l’étranger pour rendre visite à ma famille et un peu partout au Canada pour soutenir des personnes évacuées en raison des feux de forêt. Bien contrôler mon eczéma signifie que je peux vivre la vie que je veux.
Bien que les résultats semblent magiques, c’est la science et un travail acharné qui rendent tout ça possible. Je prends soin de ma santé cutanée avec constance et attention grâce à mes routines de bains et à mes hydratants. J’utilise toujours des crèmes médicamentées sur certaines zones au besoin. J’hydrate ma peau régulièrement. J’applique un écran solaire minéral quotidiennement, et je démaquille ma peau avec douceur et soin.
Chaque médicament a des effets secondaires. Je passe donc des analyses de sang régulières et je donne la priorité aux suivis avec tous mes médecins, à une bonne alimentation, au sommeil, à l’exercice et à la prise en charge de mes autres maladies chroniques.
Je n’ai également jamais cessé de militer. Lors de l’une de mes pires poussées, j’étais avec la Société canadienne de l’eczéma pour sensibiliser les gens à l’accès des patients aux nouveaux médicaments à l’Assemblée législative de l’Ontario. Plus important encore, je m’assure que les gens connaissent la Société canadienne de l’eczéma, qu’ils savent que l’eczéma n’est la faute de personne et qu’il est possible de mener une bonne vie épanouissante. Après tout, j’en suis la preuve vivante ».
La SCE remercie sincèrement Tristan d’avoir partagé son histoire. Si vous ou votre enfant souffrez d’eczéma et avez besoin de soins urgents, rendez-vous au service des urgences le plus proche.
Avril 2026

